26.10.2011
Part 1...
Je tente de sortir de mon bain de façon digne, entre deux contractions (ben oui, appelons un chat un chat). Gnnnniiiiii. M. E. est parti se doucher en bas. Eh ouais, qu’est-ce que tu veux, on est des bourgeois avec une baignoire en haut et une douche en bas. Enfin tu verrais la tronche de la douche ça te ferait moins rêver.
Je range les bougies. Tu y crois, toi ? Je suis sur le point de démouler et le premier truc qui me passe par la tête, c’est faire un brin de ménage ! J’hallucine en y repensant. Je me souviens même avoir rincé la douche. Pourtant j’aurais eu une excuse béton pour pas le faire, hein.
Je descends les escaliers comme une pauvresse, en ayant environ 2 millions de contractions entre chaque marche, M. E. me demande si ça va, et je me souviens avoir eu cette phrase surréaliste qui l’a fait marrer sur le coup : « non mais te presse pas, je suis plus à 3 minutes près ! ».
Il m’installe dans sa voiture (bon entre temps il a quand même abrégé sa douche), charge les valises, et en avant Guingamp. Heureusement l’hôpital est à 5 minutes. Je ne peux pas m’empêcher de grimacer dans la voiture, les gens qu’on croise doivent me prendre pour une tarée.
Je suis obnubilée par cette histoire de centimètres. Si tu es nullipare, sache que le seul truc qui trouve grâce à tes yeux quand tu t’apprêtes à pondre, c’est de savoir à combien tu es dilatée. Le St Graal à atteindre, c’est 10. A 10, tu as le feu vert pour pousser à te faire péter les veines de la tête. Je pense que si quand on arrive, je suis à 2, ça va me faire un sacré coup au moral, tout ça.
On est vraiment vernis parce qu’il y a une place de parking tout près de l’entrée, alors que d’habitude c’est blindé en permanence. Je claudique comme je peux, tout en tâchant de garder une contenance (important, la dignité). Un gars me demande si c’est le jour J. Waouh, comme il est trop perspicace ! Mais il est quand même sympa parce qu’il me souhaite bonne chance. Gloups.
ON PREND LES ESCALIERS. Non mais sérieux, wtf ? Le pire, c’est que c’est moi qui le demande. Deux étages à pieds. Je pense que je n’étais plus tout à fait en pleine possession de mes moyens, y’a pas d’autres solutions.
Une auxiliaire de puériculture arrive, je lui dis « je viens pour accoucher » (oh, sérieux, c’est pas pour enfiler des perles ?). Remarque je dis ça mais la nana à côté de moi, vachement moins enceinte, a pas l’air de percuter que je suis là pour ça. Je grimace juste un peu, et je fais un petit bruit chelou avec ma bouche, comme un gémissement les dents serrées, tu visualises le truc ?
La sage-femme arrive, oh la vache, je vais être fixée sur cette histoire de dilatation…
22:39 Publié dans Avant le Crapiot... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : accouchement, dilatation, centimètres, ménage, hôpital |
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Commentaires
Écrit par : kisbuel | 01.12.2011
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