09.05.2012

Ciseaux est un con.

Suite et fin de mes aventures avec mon collègue-boulet.

En fait, j’en ai eu la preuve tangible il y a peu qu’il était pas fini de faire, le doute n’est plus permis.

Un jour, alors qu’on était  en récréation, il s’est cru obligé de me parler (alors que, hein, moi j’étais bien à comater sur mon banc en faisant croire que je surveillais mes élèves).

Il me dit : « Comment va ton petit ? »

Etonnée par cette soudaine marque d’empathie, je lui réponds : « Ben, en fait, en ce moment, il est super chiant parce qu’il veut toujours être debout et… »

En plein milieu de ma phrase, il se lève, tape dans ses mains (pour rameuter ses ouailles) et  rentre en classe. Comme si tout était normal. JE TE JURE, il me plante comme ça, comme une vieille crotte. Il faudrait vraiment être débile pour ne pas s’être rendu compte que je n’avais pas fini de raconter mes mésaventures, et je doute qu’il en soit à ce stade. 

 

A-t-il buggé car normalement, on répond « ça va bien, et ta fille ? », ce qui aurait pu lui donner l’occasion de s’esbaudir sur sa propre progéniture (pendant que moi, je pensais à ma liste de courses en hochant machinalement la tête) ?

A-t-il estimé que la réponse à sa question n’était pas digne d’intérêt ? Mais à ce moment-là, POURQUOI ME LA POSER BORDEL ?!

A-t-il souhaité me donner une leçon, suite au mettage de Crapiot sous lenez ?

 

Tant d’interrogations et si peu de réponses, et tant de vengeance à fomenter.

 
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Putain, va te cacher, Mme E. n’est pas contente DU TOUT.

07.05.2012

La vengeance du Crapiot masqué.

Autant je suis passionnée par tout ce qui touche de près ou de loin au Crapiot, mais les gamins des autres me laissent relativement assez indifférente.

Ne te méprends pas. Je participe plus ou moins activement à un forum où on se retrouve pour parler de nos bébés, de combien ils nous prennent la tête, de combien on les aime, de comment ils dorment/mangent/font popo… ouais je sais, c’est le mal et pourtant ça me passionne, mais grave.

Quand je reçois des photos d’une petite crapiotte trop mimichounette, je fais sincèrement « haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaannnnnnnn » devant mon écran, genre j’ai vu la Sainte Vierge.

J’adore lire les  blogs de mamans, surtout les drôles et ceux dont les auteures ne pètent pas plus haut que leur cul.

Mais dans la vraie vie, poupougner les trolls pondus par des presque inconnus, non merci. Je te le dis, je suis un paradoxe ambulant.

Dans une de mes écoles, un collègue (que nous appellerons Ciseaux) a eu une gremlin quelques mois après le Crapiot. Tu vois, ce gars, j’arrive pas à le cerner. Mais plus le temps passe, plus je pense que c’est globalement un con. Je manque cruellement de modération, aussi.

Forcément, ça a pas raté, sa gonzesse la ramène, un soir à 16h30. Profitant d’une masse informe qui s’extasiait sur le divin enfant, je me carapate dans ma classe (appelle-moi crevarde). Je pourrais toujours dire que j’avais des cahiers à corriger, enfin des trucs d’instits qui te font croire qu’elles bossent.

Putain, crois-moi ou pas, il m’a pourchassé à travers toute l’école, son héritière braillarde sous le bras. Et tu vois, en bonne faux-cul que je suis, j’ai dit « oooohhhh qu’elle est mignnooooonne ! », alors qu’au fond j’avais autant d’empathie pour elle que pour un bulot cuit, c’est dire.

Comment j’ai trop pensé qu’un jour ma vengeance serait terrible.

Ben ça a pas traîné, ma vieille.

Alors que je devais tester un truc pour mon inspection (ayé, c’est passé, je vais enfin pouvoir respirer normalement), j’ai dû passer un jeudi dans cette même école. Jour où j’étais seule avec le Crapiot.

Et là, je crois que Ciseaux a la même vision de l’enfant que moi (on supporte les siens, mais pas ceux des autres). Il avait beau me bourrer le mou avec son téléphone vissé sur l’oreille, je n’étais pas dupe, et à mon tour je l’ai poursuivi dans les couloirs jusqu’à le coincer dans un coin, mon digne Crapiot sous le bras., J’ai pris un malin plaisir à le lui refiler sous le nez en le forçant à dire des trucs sympas  qu’il ne pensait pas du tout.

Mon détecteur de trou des fesses s’est immédiatement mis en branle : le Crapiot a détourné la tête lorsque Ciseaux s’est approché de lui, et a calé sa petite tête contre mon épaule en refusant obstinément de le regarder.

C’est pas un signe, ça, ma bonne dame ?

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Chi fou mi... t'as perdu !

05.05.2012

J'ai testé pour toi... faire des travaux avec un bébé de 11 mois (dépression inside)

T’as remarqué le nombre de couples qui s’apprêtent à enfanter ou ayant eu un gremlin il y a peu qui font des travaux et/ou déménagent ?


(pardon, elle est un peu capilotractée cette phrase, mais bon, t’es intelligent, tu devrais t’en sortir)


Avec M.E., on ne fait pas exception. Quand on est arrivés dans notre maison, on a bien larvé, et en un an et demi on en a pas foutu lourd (dans la maison hein, parce qu’on a grave géré l’extérieur, quand même). Depuis que le Crapiot est né c’est l’hystérie ; c’est comme si tous les vieux trucs qu’on tolérait avant nous sortaient par les trous de nez. On veut du neuf, du beau (enfin, du à notre goût quoi), du choisi-avec-amour-en-famille-pendant-que-le-Crapiot-nous-colle-la-honte-en-beuglant-dans-sa-poussette.
Ben autant te dire que faire des travaux avec un enfant en bas âge, c’est loin d’être la croisière s’amuse.


On peut faire une croix sur tout ce qui implique de près ou de loin des produits chimiques. On se casse le cul à nourrir le Crapiot avec du bon manger sain, c’est pas pour tout niquer en lui faisant respirer des saloperies. Donc exit le décapant pour virer la peinture orange IMMONDE sur les rebords de fenêtres (goût de chiottes un jour, goût de chiottes toujours).


On n’imagine même plus détapisser peinards depuis que le Crapiot a découvert que les déplacements c’était vachement plus fun que faire la larve, tranquille dans son coin. Vu qu’on a attaqué la chambre (et qu’on met DEUX PUTAINS DE PLOMBE parce que la moquette murale a été collée AVEC DE LA COLLE A MOQUETTE… POUR LES SOLS !!!!!!! Déjà faut être bien ravagé pour mettre cet attrape-merde aux murs, mais en plus c’est inenlevable !), on tente de le poser sur le lit (naïfs que nous sommes), en moins de deux il t’a retourné le truc, il a allégrement bavé sur les oreillers et commence à mater dangereusement le sol en rigolant comme un niais. Grrrrrrrr.


Pour le retapissage, c’est la même. Quand on a fait la salle de bain, on a craqué et il a passé une journée chez sa mamie chérie.
Je me suis dit « trop génial, quand on va poser nos fenêtres on aura trop rien à foutre, ça sera juste un peu bruyant donc on va se rabattre encore une fois chez mamie chérie pour être peinards, comme ça le Crapiot pourra pioncer détendu de la couche ».
Résultat des courses : cet enfant doit avoir un radar pour détecter les changements, ça le rend tout électrique, résultat 0 sieste.


En parlant de bruit, percer un trou est devenu une épreuve digne de Koh Lanta. J’ai carrément dû sortir de la maison tellement l’Enfant était hystérique. Je sais pas ce qu’il a avec les bruits, mais dès que ça dépasse deux décibels, il nous fait un pataquès du tonnerre.


Il ne me reste donc qu'une option de secours lorsque je suis seule à la maison (parce qu’il faut finir la chambre, si t’as pas suivi) : courir sur mon escabeau, l’éponge détrempée à la main, dès que je couche le Crapiot pour sa sacro-sainte sieste. En répétant en boucle dans ma tête que le Crapiot va sûrement se réveiller d’une seconde à l’autre, voire même ne pas dormir du tout, et que ça ne sera pas grave, même si ça gave un peu…


Autant te dire qu’en ce moment, mon impatience est mise à rude épreuve, vu que j’ai l’impression d’avancer à la vitesse d’un escargot asthmatique.


Puis c’est pas comme si lundi j’étais inspectée, que mon syndrome « première de la classe » est à son climax et que je commençais à faire des rêves à la con où je dois ranger des fruits et des légumes (mais qu’en penserait Rufo ?).


Courage, plus que 17 ans avant la majorité !